Du lycée à l’enseignement supérieur

De nombreux étudiants ont du mal à s’orienter après le lycée vers une formation dans laquelle ils ont de réelles chances de réussir. Ils sont par conséquent nombreux à abandonner leur cursus après une ou deux années d’études dans l’enseignement supérieur.

Nombreux sont ceux qui se réorientent

Les difficultés se manifestent dès l’entrée dans le supérieur et elles se concentrent à l’Université. Seul un bachelier sur quatre s’inscrivant en licence réussit son diplôme en trois ans, et un sur cinq en quatre ans. Beaucoup renoncent. À l’Université, 32 % des bacheliers généraux, 70 % des bacheliers technologiques et jusqu’à 84 % des bacheliers professionnels abandonnent leur cursus initial de licence au bout d’un ou deux ans. Certains d’entre eux se réorientent vers des filières non universitaires. Pire, 20 % des étudiants ayant commencé des études supérieures en sortent sans avoir obtenu de diplôme, soit 75 000 jeunes par an.

Prendre le chemin le plus approprié

Quitter le cadre du lycée entraîne un risque de décrochage pour les étudiants les moins autonomes dans leur travail et pour ceux dont les bases méthodologiques sont les moins assurées. Mais les taux d’échec et de réorientation suggèrent qu’un grand nombre d’étudiants n’ont pas été bien informés ou n’ont peut-être pas pris le chemin le plus approprié.

Le passage du lycée au supérieur, bien que périlleux, est souvent improvisé dans l’urgence au moment de faire les vœux sur APB. Peu d’élèves prennent le temps de faire un vrai bilan d’orientation pour trouver sa voie. Ils finissent alors par choisir une filière soit par défaut soit sous la pression des parents soit en idéalisant un métier. Un choix qui les délivre provisoirement de la question obsédante : « Que vais-je faire plus tard ? » Et parfois, la sélection conduit à exclure les bacheliers de parcours qui leur conviendraient davantage

Les réponses apportées par France Stratégie

Pour améliorer la situation, France Stratégie préconise de :

  • Construire, en s’appuyant notamment sur les dispositifs APB et l’offre de l’Onisep, une plateforme qui pourrait être financée dans le cadre du Programme des investissements d’avenir (PIA 3). Elle apporterait aux utilisateurs des informations transparentes et exhaustives sur les formations et les parcours, les prérequis pour chaque formation, les procédures d’affectation, les chances de réussite selon les les filières d’origine et les perspectives d’insertion professionnelle associées aux différents diplômes.
  • Repenser la transition entre le lycée et l’enseignement supérieur. Cela pourrait se faire en créant, dans le cadre actuel, plusieurs filières intégrées à cheval entre le lycée et le supérieur, visant notamment à favoriser la réussite des bacheliers professionnels. Une autre piste serait la mise en place d’enseignements modulaires aussi bien avant qu’après le baccalauréat, permettant aux élèves et aux étudiants de construire à la carte leur parcours de formation, en fonction de leurs aspirations et des compétences qu’ils acquièrent.
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